Taekni | C’est gratuit, c’est moi le produit ! Et alors ?
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C’est gratuit, c’est moi le produit ! Et alors ?

C’est gratuit, c’est moi le produit ! Et alors ?

La notion de gratuité est fortement concomitante avec la notion de digital.

Personne n’imagine aujourd’hui devoir payer pour faire une recherche sur le web par exemple.

Mais cette notion de gratuité est devenue suspecte avec comme parangon le fameux « c’est gratuit, c’est moi le produit ».

La gratuité dans le digital est-elle passée d’ange à démon ?

Oui, La vraie gratuité existe

Le web fourmille de contenus produits par des particuliers ou des professionnels dont la lecture et la réutilisation est totalement gratuite, à commencer par cet article !

Il y a certes parfois un souhait de travailler sa notoriété mais il n’y aucun lien direct entre l’utilisation du contenu et une rétribution.

Tous les composants du logiciel libre sont par définition gratuits. De Linux à WordPress en passant par la suite OpenOffice, il est tout à fait possible de travailler et d’être qualitativement présents sur le web avec des outils réellement gratuits.

Enfin, il existe tout une série de services dont l’usage de base n’est pas facturé. Les fournisseurs de ces services considèrent que vendre un produit à un coût donc offrir une version réduite du service entre comme un coût de commercialisation. C’est par exemple le cas du stockage cloud, gratuits jusqu’à 5 ou 10Go mais payant au-dessus. Certes, il y a par ce biais la volonté de faire acheter plus mais si votre besoin est couvert par le service basique, c’est vraiment gratuit pour vous

Le doute n’est pas lié à la gratuité mais au business model

Si on creuse un peu, la méfiance illustrée par « c’est gratuit, c’est moi le produit » n’est pas liée à la gratuité elle-même mais à l’opacité du business model qui permet cette gratuité.

Ce qui produit de la méfiance vis-à-vis de Google par exemple c’est que nous ne savons pas et nous ne maîtrisons pas les traces que nous laissons ni l’exploitation qui est faite de ces traces. Recevoir une publicité d’agence de voyages suite à des recherches faites sur une destination de vacances, cela se comprend et s’accepte, notamment parce que cela se voit.

Mais quand il y a profiling avancé et revente de ces éléments de manière non maitrisée, cela génère la suspicion. L’affaire Cambridge Analytica a sonné le réveil sur le sujet mais n’a que peu modifié les comportements. La vague de clôture de comptes Facebook lors de l’émergence de l’affaire a finalement été contenue.

Au final, peut-on avoir confiance dans un monde de gratuité ?

Oui, quand le business model est structurellement libre ou si le mode de rémunération est transparent et véritablement coopté par l’utilisateur.

Dans les autres cas, il faut lever la suspicion puis soit accepter de payer pour le service rendu, soit sélectionner -et soutenir- des fournisseurs de services transparents sur leur modèle de rémunération.



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