Taekni | L’iceberg digital
taekni, tactique digitale, transformation digitale, digital, stratégie, idéation, création, formation, projet, numérique, mobile, web, iot, lille, hauts-de-france, agence, cabinet, conseil, #TactiqueDigitale, service, solution
1355
post-template-default,single,single-post,postid-1355,single-format-standard,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1400,qode_popup_menu_text_scaledown,footer_responsive_adv,qode-content-sidebar-responsive,qode-theme-ver-16.9,qode-theme-bridge,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.5.5,vc_responsive
 

L’iceberg digital

L’iceberg digital

Lorsque que l’on évoque les entreprises digitalisées, les premiers noms qui viennent naturellement sont AirBnb, Amazon ou encore Uber.

Ces acteurs ont certes utilisé l’arrivée à maturité d’une ou plusieurs technologiques digitales pour proposer un business model disruptif mais il s’agit d’un cas spécifique de digitalisation.

Plus spécifiquement, la disruption n’est que la partie émergée d’un ensemble plus global que nous appelons « l’iceberg digital ». Découvrons ensemble de quoi est constitué cet iceberg.

La partie émergée de l’iceberg digital, c’est la strate client.

Au sommet se trouve la disruption. La disruption, c’est ce que fait AirBnB en proposant un service d’hébergement temporaire basé sur la mise en relation et non la possession. Les autres acteurs précités ont une visibilité forte car ils se situent également sur la partie la plus haute de notre iceberg.

Mais la digitalisation peut également modifier fortement la relation client sans modification structurelle du business modèle. Les acteurs retail traditionnels proposent sur le digital leurs produits classiques, complétés éventuellement de services spécifiques mais ne modifient pas en profondeur leur modèle économique pour autant.

La seconde strate d’une digitalisation en entreprise concerne les processus internes. Elle est moins spectaculaire mais toute aussi fondamentale pour la préservation des marges et donc la survie des organisations. Toutes les fonctions mobiles par essence – les commerciaux, les dépanneurs et plus généralement les acteurs de l’entreprise intervenant hors les murs – gagneront en productivité via les apports des mobiles : smartphones ou tablettes. Pour les autres fonctions, la digitalisation apportera des gains en fiabilité, productivité et disponibilité qui sont essentiels pour rester compétitif.

La troisième strate de l’iceberg digital concerne la donnée. Il y a consensus pour considérer la « data » comme une ressource clé de l’entreprise. Savoir collecter les données issues des processus clients et des processus internes, agréger les données produites par les objets physiques via les technologies de l’iOT est un premier challenge. Être en mesure de les exploiter pour accroitre sa productivité, optimiser ses coûts et proposer de nouveaux services est le second challenge à relever.
Proposer le bon produit, avec le bon service associé, à la bonne personne, au bon moment, à un coût compétitif mais respectueux des marges ne pourra (peut ?) plus se faire sans un système de collecte et d’analyse de données performant.

La quatrième strate est celle de la prévision. Elle passe par l’exploitation intensive de ces données complétées de données externes. L’application de modèles définis permet de proposer un premier niveau de prévision de l’activité. Niveau des ventes, anticipation des pannes, optimisation de l’outil de production seront fournis par ces algorithmes de premier niveau. Le « deep-learning » , qu’il vaut mieux traduire par « apprentissage approfondi », introduit un second niveau de prédictivité des activités en permettant aux modèles de s’auto-affiner voire de s’auto-construire.

Pour conclure, l’iceberg digital permet de repositionner la disruption et plus généralement les principales composantes de la digitalisation dans un ensemble plus global.

Et le concept d’iceberg renforce cette idée que la digitalisation est un projet d’entreprise global, dont l’essentiel n’est pas visible mais tout aussi fondamental pour la croissance durable des entreprises.