Taekni | Digital Trends Day #2 - Fintech et services bancaires
Présentation d'applications de la FINTECH pour les services bancaires.
fintech, finance, digital, tactique, lille, blockchain, tactique digitale, numérique
766
post-template-default,single,single-post,postid-766,single-format-standard,qode-quick-links-1.0,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1300,footer_responsive_adv,qode-content-sidebar-responsive,qode-theme-ver-11.2,qode-theme-bridge,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.2,vc_responsive
 

Digital Trends Day #2 – Fintech et services bancaires

Digital Trends Day #2 – Fintech et services bancaires

Durant cette demi-journée des Digital Trends Day organisée par la CCI Grand Lille, nous avons abordé les impacts de Fintech sur les services bancaires avec Alexis Mévellec, Business Developer chez Utocat.

Début 2018, la transcription dans le droit français de la directive DSP2 va permettre la mise en place de nouveaux services bancaires opérés par des tiers. Avec des impacts multiples dans les relations entre les banques et ses clients.

Au cours de cette présentation, 4 impacts ont été traités : paiements, gestion de comptes, robo-advizors et le crowdfunding.

Paiements

Au niveau des paiements, les principaux changements sont les suivants :

  • Paiement sans contact : Des acteurs sont déjà présents sur un marché (Google Wallet, Apple Pay, …) représentant actuellement 3 milliards de transactions (6 000 milliards en 2021) par an. La rémunération des banques s’effectuant via une commission sur les transactions, l’arrivée de nouveaux acteurs sur ce secteur est donc une perte directe de marge pour elles. L’autre crainte concerne la perte de la maitrise des données de leurs clients.
  • Paiement à distance : En Asie ou en Afrique, le support le plus utilisé pour les achats est le téléphone mobile. Les PC n’ont pas eu le temps d’émerger de la même manière qu’en Europe. A titre d’exemple, 79% des ventes en valeurs sur Alibaba.com sont réalisées via un téléphone mobile. La startup Hipay Mobile permet le paiement via le mobile et d’être débité sur sa facture de téléphone.
  • Paiement dans une application: En Chine, l’application WeChat compte 760 millions d’utilisateurs et permet d’acheter en ligne tous types de produits : de la vie courante ou bien du luxe. En France la société Pumpkin incubée à Euratechnologie permet de gérer des remboursements entre particuliers. D’autres solutions permettent le paiement via le scan d’un QR Code, mais en Europe aucune App n’arrive au volume de WeChat.
  • Transfert d’argent : Pour faciliter les transferts d’argent, des solutions via SMS existent. C’est le cas de la solution M-PESA, société Kenyane créée en 2007 et regroupant 30 millions d’utilisateurs. Cette solution initialement disponible en Afrique est en cours d’extension dans 10 autres pays comme par exemple l’Afghanistan ou la Roumanie.

 

Agrégateurs de comptes

Dans un second temps, nous avons abordé une nouvelle façon de piloter nos comptes bancaires grâce aux agrégateurs de compte, mais également avec les comptes sans banque.

  • Les agrégateurs de comptes : ces solutions permettent un accès simplifié à l’ensemble de nos comptes hébergés dans différentes banques. Les deux principaux acteurs du marché sont Linxo et Bankin qui se partagent 2 millions d’utilisateurs en France.
  • Les comptes sans banque : le « Compte Nickel » permet l’ouverture d’un compte chez un buraliste. Le client dispose alors d’un RIB, une Mastercard et une App mobile. Le découvert n’est pas possible et les coûts de gestion sont limités à 20€/an. Pour permettre un tarif aussi compétitif, le support est géré par la communauté des utilisateurs (620 000 utilisateurs en France). Cette société a récemment été acheté par BNP Parisbas pour 200 millions d’Euros.

 

Robo-advizors

Le 3ème sujet concerne une tendance émergente et qui devrait prendre beaucoup d’ampleur dans les prochaines années, les robo-advizors.

L’objectif de ces outils est de proposer un service de banque privée à un public ayant un revenu modeste. Le ticket d’entrée est abaissé jusqu’à 500 dans certains cas. Le conseiller est remplacé par un algorithme qui réalise les préconisations aux clients selon deux modes :

    • Gestion conseillée : propositions de placements mais le choix final reste à l’utilisateur (Advize, Marie Quantier, FundShop).
    • Gestion déléguée : le robo-advizor prend les positions pour le client (ING, Boursorama)

On compte actuellement 73 solutions de ce type en Europe, mais les prévisions estiment que 500 services seront disponibles dans les 5 prochaines années.

 

Crowdfunding

La dernière thématique concerne les financements participatifs avec les notions de crowlending et de crowdfunding.

Le premier, le crowdlending prend la forme de prêts de particuliers, permettant de financer des projets de créations d’entreprises (ex : Younited Credit). Le montant moyen financé est de 130 000€ par projet avec un plafond de 2 000€ par investisseur. Il faut noter que ces structures ne sont pas encadrées par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) ; une bonne connaissance des projets proposés est nécessaire.

Une autre solution existe avec l’investissement via des obligations ou des minibons, ce qui permet d’investir au-delà de 2 000€. Dans ce cadre, les acteurs doivent avoir un statut validé par l’AMF, ce qui apporte une garantie supplémentaire. Les minibons remis au goût du jour par la loi Macron en 2016 permettent de financer via la blockchain des startups et des PME ayant à minima 3 ans d’existence.

 

Le second format est le crowdfunding equity. Ce modèle permet de financer aussi bien des startups que des projets immobiliers. (Anaxago, SmartAngels, WiSEED, Dividom). Le ticket d’entrée se situe entre 1000 et 2000 €. En 2016, le volume de financements participatifs représentait 68M€ pour les startups et 60M€ pour l’immobilier.

Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn0Share on Facebook0Share on Google+0Email this to someone